
ce type que vous voyez à l'image, c'est Brad Moloch!
Il est passé par tous les fils du barbelé! Il a chanté les plus douces complaintes et les hymnes les plus brutaux.
C'est un artiste... Ses lèvres sont sa seule valeur ajoutée.
J'ai froid à l'épiderme mais mon coeur résiste aux fracasses
Les murs se sismiquent, comme souvent au bord des côtes
Le désert est encore loin mais j'ai déjà soif
L'étouriste prend l'apermitif à heure fixe
J'ai envie de plaines et suis las des sommets
Ma base se marre... Je vais devoir lui parler.
- tu vas au basket?
- oui...
- t'as changé de coiffure?
- non...
- tu vas voir Lloyd Cole, demain soir, au Liberté?
- non, j'ai les enfants qui viennent dîner...
- okay... A mousse...
- pardon? A mousse?!
- ben oui... Tu connaissais pas l'expression?
On recroisade dans le désert. Mais on ne voit aucun philosophe, dans la rue, pour dire :
- L'Occident est déjà fini!".
Je construis ma barricade en écoutant les Troggs éructer:
"!!!Quand je suis avec toi /je ne peux plus me contrôler!*''
Le monde manque de rayures mais je n'ai aucune envie de changer les rideaux.
Mes pompes printanières foulent l'herbe des champs. J'ai rendez vous sur un vieux parking, avec Daniel Hechter qui brade sa dernière collection.
Lise Taylor vient de mourir. Ses cendres seront la preuve ultime que son physique avait du talent.
- The Troggs I can't control myself (1966)









L'autre soir, en sortant du travail, cependant que mon vélo prenait confiance sur une route décomplexée (droite, absolument droite), m'est venu ce poème éthylico-anarchique








